|
03-09-2008 |
|
LIRE l'INTEGRALITE DU SONDAGE
Le club Gauche Avenir a commandé un sondage sur l'avenir de la gauche. Celui-ci répond à plusieurs idées reçues :
- Le clivage droite/gauche existe pour 71% des français.
- 3/4 des Français privilégient l'unité de la gauche plutôt que l'alliance au centre.
- 2/3 des sondés souhaitent que la gauche rénove son projet plutôt que de désigner son leader.
- Une large majorité de Français plébiscite la création d'un parti rassemblant toutes les formations actuelle de gauche.
-----------------------------------------------------------
Analyse du sondage d’ « Opinionway » sur l’avenir de la gauche
I) Ce sondage (réalisé les 2 et 3 juillet 2008) fait apparaître clairement :
1- la permanence du clivage droite- gauche, qui existe bien pour 71% des Français (77% des socialistes). Ce clivage se manifeste aussi à travers la perception très différente qu’ont les Français des principales valeurs défendues par chaque camp :
• le travail, le progrès, la famille pour la droite
• la justice sociale, la solidarité, les Droits de l’homme et la laïcité pour la gauche ; il est à noter les faibles « scores » des valeurs du travail et du progrès…ce qui devrait interpeller la gauche et l’inciter à développer le combat idéologique sur ces terrains.
2- la nécessité aux yeux de l’électorat de gauche de privilégier l’unité de la gauche plutôt que l’alliance au centre pour l’emporter en 2012 : 3/4 des sondés contre 1/4.
3- le souhait que, dans les mois qui viennent, la gauche rénove son projet, plutôt que de chercher à désigner un leader : 2/3 des sondés de gauche le demandent, contre 1/3.
4- l’utilité de la création d’un parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche, qui est plébiscitée à gauche, puisqu’elle est jugée :
utile pour permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale : 86% chez les socialistes, 73% chez la gauche non socialiste
utile pour permettre à la France de faire face aux enjeux économiques de la mondialisation : 80% chez les socialistes, 62% chez la gauche non socialiste
II) Cette enquête tord le cou à quelques « idées reçues », telles que :
- il n’y a plus, aux yeux des Français, de différences entre la droite et la gauche.
- l’alliance entre la gauche et le centre est souhaitée par l’électorat de gauche, afin d’assurer la victoire en 2012.
- la priorité pour la gauche est de désigner un leader, avant de rénover son projet.
- un grand parti de la gauche ne serait pas en mesure de mener une action sociale et économique efficace.
III) Les indications fournies par ce sondage confortent les analyses et l’action de Gauche Avenir depuis un an.
Elles nous encouragent à poursuivre notre travail de confrontation et de débat entre militants de gauche aux sensibilités diverses et à continuer à élaborer des propositions susceptibles de permettre l’unité de la gauche, indispensable pour assurer les victoires futures. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (4) | Citez cet article sur votre site |
|
04-09-2008 |
|
Contribution de Dominique Baillet, signataire de Gauche Avenir et militant socialiste (Paris 19e)
Le temps de la radicalité à gauche a sonné. Alors que le contexte international continue de se tendre (poursuite des conflits en Irak, dans les territoires palestiniens, en Afghanistan, nouvelle guerre dans le Caucase qui risque de s’étendre), que l’Europe est traversée par une lame de fond libérale, conservatrice, et de plus en plus xénophobe, comme l’atteste la montée de l’extrême droite adossée à des groupes paramilitaires particulièrement actifs, et que la France est gagnée progressivement par l’idéologie néo conservatrice et ultra individualiste, la gauche française, démocratique et républicaine, entre en totale déliquescence. Et cette déliquescence est, pour ainsi dire, sans précédent. Le PCF, qui porte encore le stigmate de l’échec soviétique, est réduit à la portion congrue et traverse une crise existentielle, qui aboutira très certainement à la crise finale ; les écologistes sont très affaiblis électoralement en raison de la médiocrité de leurs dirigeants, de leurs luttes internes et de leurs divisions, alors que l’écologie devient paradoxalement une priorité nationale, les radicaux de gauche et les républicains proches de Chevènement restent des petites formations politiques d’appoint. Enfin, le PS connaît une crise majeure, qui couve depuis une quinzaine d’années, c’est-à-dire depuis la fin de l’ère Mitterrand. Cette crise a culminé en 2002, avec l’élimination de Lionel Jospin au 2e tour de l’élection présidentielle et en 2005 au moment de la division fratricide des socialistes lors de la campagne du référendum européen. Faute de se résorber, elle s’est au contraire élargie depuis. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (4) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|
03-09-2008 |
|
Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne, membre du Bureau national du P.S souhaite que le Parti Socialiste, ses élus, ses militants se mobilisent pour l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'avenir de la poste afin d'empêcher l'ouverture de capital de cette entreprise publique!
Elle a fait cette proposition lors du bureau national du 2 septembre recevant un accueil circonspect du Premier Secrétaire.
Cet engagement du P.S et des partis de gauche est d'autant plus essentiel que la procédure introduite dans la Constitution exige le soutien d'au-moins 20% des parlementaires.
Marie-Noëlle Lienemann demande la réunion des partis de gauche, en lien étroit avec les organisations syndicales afin d'engager une mobilisation citoyenne large et massive en faveur du maintien du statut 100% public de la poste, du développement, de l'amélioration et de la défense du service public postal. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (1) | Citez cet article sur votre site |
|
22-08-2008 |
|
Marie-Noëlle Lienemann a répondu à une interview de libération le 22 Août 2008.
Députée européenne, représentante de l’aile gauche du Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann analyse les enjeux de l’université d’été de La Rochelle, dans neuf jours, et du congrès de Reims, en novembre.
Que vous inspirent les rapprochements de l’été au PS ?
Ce qui se passe au PS est assez sordide. Ces batailles d’appareil, c’est: «on prend les mêmes et on recommence» et «demain sera comme hier». Le jeu consiste à rebattre les cartes entre les mêmes mains. Nos dirigeants sont à côté de la plaque s’ils croient retrouver la confiance du peuple de gauche par une simple recomposition d’appareil.
Le PS ne souffre-t-il pas d’un déficit de leadership ?
Il y a une réalité que tout le monde élude : aucun des leaders du PS ne s’impose comme chef suffisamment crédible pour entraîner une majorité. Ce qui se prépare ce sont des coalitions avec, dans chaque bloc, une compétition entre ténors. Et ceux qui n’auront pas gagné, joueront à l’extérieur jusqu’à la présidentielle ! Bref, on risque de se retrouver dans la configuration qui nous a menés à la défaite.
Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (12) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|
31-07-2008 |
|
Paul Quilès ancien ministre, maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn), député de la circonscription de Jean Jaurès (1993-2007) a publié un rebond dans Libération
Ce 31 juillet 1914, un cri s’élève dans les rues de Carmaux : «Ils ont tué Jaurès !»… Terrible tragédie, qui se poursuit le lendemain par la déclaration de guerre. C’est à Carmaux que le grand tribun que fut Jean Jaurès a mené ses premiers combats aux côtés des mineurs et des verriers et qu’il a façonné les chemins de sa pensée politique.
Je me souviens de la remarque ironique du patron du Café du croissant, lorsque, le 31 juillet 1994, avec Pierre Mauroy, nous avions déposé une gerbe sur les lieux du drame : «Vous, les socialistes, on ne vous entend parler de Jaurès qu’au moment des commémorations !»
C’était un peu injuste. Sinon, quelle erreur ce serait pour les socialistes d’oublier la modernité et l’actualité de la pensée de Jaurès ! Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (25) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|
31-07-2008 |
|
Gilles Candar historien jaurèsien, signataire de l’appel de Gauche Avenir, a publié un rebond dans Libération
Que ferait Jaurès aujourd’hui ? Quels seraient ses choix ? Personne, bien sûr, ne peut le dire. Personne ne peut parler à sa place. Mais si nous aimons Jaurès, ce n’est pas seulement en songeant à un passé glorieux et tragique, c’est aussi parce que nous pensons qu’il peut nous aider à réfléchir, non nous donner des solutions toutes faites.
D’abord, un message de liberté et de fierté. Jaurès ne cesse de le dire, à ses élèves ou étudiants, comme à ses électeurs, aux militants et aux citoyens : soyez vous-mêmes, n’abdiquez pas votre liberté, soyez des citoyens et des citoyennes agissantes. C’est tout le sens de la phrase, si souvent répétée, du discours d’Albi à la jeunesse : «Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant qui passe.» Propos général et consensuel ? En tout cas, pas inactuel : dans un monde complexe, incertain, la tentation est grande de laisser faire les leaders d’opinion, de suivre le courant… Des exemples récents ont montré la limite de l’exercice : se laisser porter par les vents dominants n’est pas la garantie d’un beau voyage. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (21) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|
16-07-2008 |
|
Tribune libre publiée dans l’Humanité du 11 juillet 2008
Le « non » irlandais au traité de Lisbonne constitue, après les « non » français et hollandais, le troisième revers sérieux subi par l’Europe libérale telle qu’accentuée par ces deux traités identiques sur le fond. Il faut en prendre acte.
Cela suppose de respecter le choix des Irlandais mais aussi cette exigence démocratique minimale : dès lors qu’un pays rejette un traité européen il n’a plus d’existence légale et doit être déclaré éteint. C’est ce que prévoit d’ailleurs expressément feu le traité de Lisbonne. Il ne peut donc pas être mis en oeuvre. La volonté affirmée de poursuivre les ratifications n’a donc aucune légitimité. Elle constitue par contre un acte hostile insensé dirigé contre le peuple irlandais.
De même nous tenons à préciser hautement que si une manoeuvre aboutissait à ajouter au traité de Lisbonne un quelconque amendement « irlandais », alors s’appliquerait : « à texte, nouvelle ratification » partout, inclus en France. Dans ce cas nous n’accepterions pas d’être à nouveau privés de référendum. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (19) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|
04-07-2008 |
|
Article publié dans le quotidien La Montagne le 3 Juillet 2008
L’Avenir de la gauche était au centre d’un débat, voilà quelques jours, à Tarbes.
Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, députée européenne socialiste et Jean-Claude Sandrier, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, député communiste du Cher, ont animé ce banquet républicain de Gauche Avenir, dans le canton de Chambon-sur-Voueize. Une soixantaine de personnes ont participé à cette manifestation.
Les invités ont présenté le recueil, « Fiers d’être de gauche » qui est « un socle commun minimum, pour travailler dans l’unité avec tous ceux qui le veulent ». Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (37) | Citez cet article sur votre site |
|
Lire la suite...
|
|